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![]() | Les 16 emes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie (JESFC) ont débuté le 19 janvier au palais des congrès de Paris. Cette année, le thème principal du congrès est « Halte à l'infarctus ». Il s'agit également du sujet de la conférence grand public du samedi 21 janvier après-midi. L'an dernier déjà et pour la première fois, la Société Française de Cardiologie (SFC) s'était alliée à la Fédération Française de Cardiologie (FFC) pour ouvrir ses portes au grand public sur le thème de « Coeur de femme ». | ![]() |
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Prs JC Daubert et A Vahanian
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D'après les premiers résultats de l'enquête FAST-MI (French registry on Acute ST and non ST elevation Myocardial Infarction), menée par la SFC, de 1995 à 2000, nous avons beaucoup progressé techniquement pour déboucher l'artère, comme le prouve la baisse de 10 % de la mortalité hospitalière en phase aiguë de l'infarctus (de 8,7 % à 4,9 %). Mais les délais de prise en charge n'ont pas été raccourcis : le délai moyen continue de dépasser 3 heures. "Un gros effort d'éducation reste à faire vis-à-vis du grand public, insiste le Pr Nicolas Danchin (HEGP, Paris). On voit que ces délais sont les mêmes partout en France, et qu'ils ne s'améliorent pas pour les patients connus comme cardiaques ! "
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Pr Nicolas Danchin
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L'enquête montre ainsi que l'appel du médecin traitant au lieu du centre 15 (régulation du Samu) multiplie par 3 le délai avant prise en charge. Pire encore : il est multiplié par 6 quand un cardiologue est consulté. "Sur les 1 600 premiers infarctus de ce registre, la moitié (54 %) sont passés par les urgences, ce qui constitue une véritable perte de chance, déplore le Pr Danchin, etun quartseulement sont hospitalisés dans les deux premières heures suivant le début des symptômes."
D'où le choix du message « Halte à l'infarctus » qui sera développé lors d'une conférence grand public le dernier du jour des journées de la SFC [1] et repris tout au long de l'année à chaque événement cardiologique. "Il faut faire apprendre à identifier les signes d'alerte de l'infarctus, la douleur thoracique surtout, les sueurs et autres signes atypiques. Ensuite, passer le message de l'importance du délai avant l'appel, car plus on attend et plus le muscle cardiaque s'altère, explique le Pr Claude le Feuvre (FFC). A tout moment, la personne peut faire une mort subite. Rappeler qu'il faut faire le numéro du SAMU (15), éviter le passage par les urgences qui fait perdre un temps précieux, court-circuiter le médecin généraliste..."
Un important effort est également à faire sur l'identification des facteurs de risque cardiaque.
« Le délai moyen avant prise en charge en cardiologie dépasse 3 heures. La moitié des infarctus passent par les urgences, cela constitue une perte de chance pour les malades » Pr Nicolas Danchin (HEGP, Paris).





















